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Epoque gallo-romaine
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Epoques mérovingienne et carolingienne Serait-ce eux, également, qui ont
érigé, surplombant la localité, une
chapelle dédiée à
Sainte Brigide, abbesse de Kildare, en Irlande? On peut
encore voir, au chevet de cette chapelle, une pierre
gravée d'une croix dans un cercle, selon la mode
celtique.
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Epoque médiévale Menacés en 954 par l'avance d'une horde de Magyars, menés par Conrad le Rouge, duc de Lotharingie, les chanoines s'empressèrent de mettre en lieu sûr, "dans un lieu fortifié du voisinage appelé Fraxinus et situé dans les rochers surplombant une rive de la Meuse" les reliques de St-Feuillen. Fosses, à l'époque, n'était pas encore entourée de fortifications. C'est sous le prince-évêque Notger que Fosses renaît : une église collégiale est reconstruite vers 974, dont la tour carrée subsiste toujours. C'est à Notger aussi qu'on attribue la construction d'une enceinte fortifiée autour de la "ville des chanoines" et du castrum épiscopal, ainsi que l'instauration d'un marché franc, d'un tonlieu et d'un atelier monétaire. Après la translation des reliques de St Feuillen en 1086, la collégiale, trop petite pour contenir la foule ce jour-là, fut agrandie d'une crypte "hors coeur", qui reste le seul exemplaire en Belgique de ce type de construction mosane du moyen-âge.
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La "Bonne Ville" de Fosses Notre histoire, alors, est faite de heurs et malheurs, de
périodes de prospérité et de
décadence, souvent réglées par les
règnes paisibles ou belliqueux des
princes-évêques. En 1140 ou 1143
déjà, Fosses avait été
pillée et brûlée de fond en comble par
Renaud, Comte de Bar, et Henri l'Aveugle, Comte de Namur,
lors d'une dissension avec l'évêque de
Liège Albéron II au sujet de la possession de
Bouillon. Les rapports de la population avec le prince-évêque et les chanoines n'étaient pas toujours faciles : en 1302, à la suite d'une mésentente avec le chapitre, les bourgeois obstruèrent la "Porte du Vestit", communication entre les deux villes. Ils payèrent chèrement cette révolte : leur furent retirés franchise, échevinage, jurés, ban-cloke, cimetière, sceau, fossés, étangs, maladrerie et la forêt de Bambois (bois banal)...
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Guerres de succession et guerres de religion En 1565, l'évêque Gérard de Groesbeek créait à Fosses le "serment des Arquebusiers" pour la défense de la ville. Ces milices furent - dès 1571 - à l'origine des escortes militaires des processions, devenues "Marche Saint-Feuillen", septennale depuis le voeu de 1635. Les Huguenots ne manquèrent pas, au cours de leurs progressions dévastatrices, de tomber sur le monastère de Fosses : le 15 octobre 1568, le baron de Genlis se livra chez nous à des "pillerges, bouttements de feu, violations d'églises, cloistres et maisons".
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Vers un siècle de lumières ? La Révolution liégeoise de 1789 ne trouvera guère d'écho chez nous : seuls quelques bourgeois sont envoyés aux "Etats" et quelques volontaires vont défendre Liège. En 1792, c'est l'invasion française : une municipalité est instaurée le 10 janvier 1793, mais le 5 mars, le Prince-Evêque rentre à Liège et les Français quittent la Principauté. L'année suivante, la victoire de Fleurus décidait du sort de la Principauté : c'était sa fin. Fosses est détachée de Liège pour faire partie désormais de l'arrondissement de Namur comme chef-lieu du 6e canton du département de Sambre et Meuse.
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