Bambois


Autrefois propriété du Prince Evêque de Liège, cette colline dominant Fosses vers le Sud était une extension de la forêt de Marlagne; c'était le "bois banal", le bois du ban où la communauté pouvait prendre le bois de chauffage. Progressivement défriché, l'endroit devint un hameau agricole mais les terres, sur fond de schiste, y sont froides et donc de moindre valeur que dans le reste de la région.

Ce hameau de Fosses obtint en 1886 le statut de paroisse grâce à la construction d'une église financée par Mlle Jeanmart et dédiée à saint Barthélemy en souvenir du prénom de son père.

Il se caractèrise par son esprit d'indépendance vis-à-vis de Fosses, sa "Marche St-Biètrumé" (St Barthélemy) et son monument au wallon, sur la place. Il est actif également au niveau sportif (balle pelote et football).

Mais l'attrait principal est le Grand Etang : "li grand vèvî", le "Vivier l'Evêque" car avec les terres environnantes il appartenait à l'évêque de Liège au Xe siècle. Le barrage qui, retenant les eaux du Ry des Bons Enfants et du Ry de Belle Eau, forme ce petit lac de 30 Ha est déjà cité en 1442; les manants de Fosses y avaient droit de pêche et d'affermage car tous les trois ans l'étang était vidé et le fond cultivé, pour aérer les boues. A la sortie du barrage se forme la Biesme ou ruisseau de Fosses. Une source importante jaillissant vers la rive de Saint-Gérard, le "Gros blanc bouillon", a été captée en 1904 et vendue à la commune de Fosses pour son réseau de distribution d'eau potable.

En 1946, la famille de Thomaz de Bossierre, propriétaire du lac, y installa une plage populaire qui connut un énorme succès jusqu'en 1977. Laissé à l'abandon, le site fut racheté par la Communauté française en 1991 et cédé à l'IDEF (Institut pour de développement de l'enfance et de la famille) qui en a fait une zone de tourisme intégré. Ce cadre unique : plan d'eau ceinturé de verdure, en fait une fenêtre ouverte sur la faune et la flore aquatique, avec installations didactiques. Avec l'appui de la Fondation Roi Baudouin et de l'Institut agronomique de Gembloux, ce "sauvetage de Bambois" allie la protection de l'environnement, un développement intégré et un redéploiement économique : des milliers de visiteurs viennent chaque été profiter de ces installations remarquables, sentier nature avec postes d'observation des oiseaux aquatiques, maison de pêche avec exposition, jardin de fleurs et d'eau; et le rôle éducatif peut se compléter d'une visite à la station d'épuration voisine. Non loin, une série de "maisons solaires" expérimentales, offrent des possibilités de classes de découverte du milieu aquatique, avec une école de pêche pour enfants.

 

 

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